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 ARTICLE VOL 15/2 - 2013  - pp.114-124  - doi:10.1007/s10269-012-2219-9
TITRE
Patientes traitées en Île-de-France pour un cancer du sein : représentations du rôle de leur médecin traitant durant la phase de chimiothérapie

TITLE
Breast cancer treated patients in Île-de-France: perception of their general practitioner’s role during chemotherapy phase

RÉSUMÉ

Mieux comprendre les représentations des patientes atteintes de cancer du sein sur la place de leur médecin traitant (MT) dans la gestion des intercures pour identifier les obstacles à leur intervention, dans un contexte ou la volonté publique, l’épidémiologie et la démographie médicale tendent vers la nécessité de participation du MT.

Étude rétrospective multicentrique par entretiens exploratoires chez quatre patientes puis envoi par voie Internet d’un questionnaire fermé chez 76 femmes atteintes de cancer du sein, ayant subi une chimiothérapie dans les cinq ans et ayant un MT. Les résultats ont été traités avec le logiciel ÉpiInfo™; tests khi2 et Fisher exact.

L’échantillon s’est révélé particulier par son niveau socioéducatif élevé et par son choix exclusif du gynécologue en premier recours pour les problèmes gynécologiques. La relation au MT pendant la chimiothérapie était jugée positive. Concernant les effets indésirables (EI) du traitement pendant la phase de chimiothérapie, le spécialiste en oncologie a été considéré comme le premier recours (46 %), le MT venait en second (34,2 %), préférentiellement pour la gestion de la douleur (tendance statistique). Pour 13,2 % des patientes, le médecin ayant un mode d’exercice particulier (mep) était identifié comme un intervenant significatif de l’intercure, essentiellement pour la gestion de la douleur (tendance statistique). En regard des troubles psychoaffectifs attribués à la chimiothérapie, le MT était le premier intervenant (32,9 %) désigné par les patientes. Quant au gynécologue, il était totalement exclu du suivi de la chimiothérapie tant pour les EI (1,3 %) que pour les troubles psychoaffectifs (2,6 %). Concernant le couple préférentiel MT-oncologue, l’étude a objectivé une cohérence des choix de recours à ces deux intervenants, tant dans les représentations des patientes d’un recours idéal d’intercure (MT: 27,6 % et oncologue: 60,5 %), que dans le recours réellement effectué en pratique pour les EI (MT: 34,2 % et oncologue: 46 %). L’étude a montré que le MT était d’autant plus considéré comme un médecin de recours de l’intercure qu’il avait été investi par les patientes comme acteur de diagnostic. L’étude n’a pas mis en évidence dans la représentation des patientes de « compétition de choix » entre l’oncologue et le MT, ce qui est cohérent avec l’organisation hiérarchique du parcours de soins actuel.

La généralisation de ces conclusions nécessiterait une étude basée sur un échantillon plus large et plus représentatif de la population des patientes atteintes de cancer du sein, intégrant notamment toutes les classes sociales et les zones rurales.



ABSTRACT

A better understanding of breast cancer patients’ perceptions about their general practioners (GP) roles in the intercure management, so as to identify the obstacles to GPs intervention, while the public will, the epidemiology and the medical demography trend towards the need to involve GPs.

A multicentric retrospective study through 4 exploratory interviews followed by a questionnaire sent by internet to 76 breast cancer diagnosed women, undergoing chemotherapy within the 5 past years and having a GP. The results were processed through ÉpiInfo™; tests khi2 and Fisher exact.

The sample has been revealed particular by its high socio-educative level and by its exclusive choice for the gynecologist as primary care request for gynecological problems. The relationship with the general practitioner was judged positive. Concerning the chemotherapy-induced side effects during chemotherapy phase, the oncologist was considered as the primary care request (46%) and the general practitioner came in second care request (34.2%), preferentially for pain management (statistical trend). For 13.2% of patients, the doctor with particular practice was identified as a significant intercure participant, mainly for the pain management (statistical trend). Regarding chemotherapy-induced psycho-affective disorders, the general practitioner was the primary intercure care request (32.9%). Concerning the gynecologist, he was totally excluded from the chemotherapy follow-up, as for the chemotherapy-induced side effects (1.3%) than for the psycho-affective troubles (2.6%). Concerning the preferential general practitioner/oncologist couple, the study objectivized a coherence in the choice of these two participants, as in the patients representations of the idealistic intercure request (general practitioner: 27.6% and oncologist: 60.5%) than for the real performed medical request (general practitioner: 34.2% and oncologist: 46%). The study showed that the general practitioner was even more considered as the primary care request doctor during intercure when he was invested as a diagnosis actor. The study did not show up any choice competitivity between the oncologist and the general practitioner in patients representation, which is coherent with the hierarchical organization of the current health care system.

The generalization of these conclusions would need a study based on a wider and more representative sample of breast cancer affected patients, integrating all the social classes and the rural areas.



AUTEUR(S)
P. MAYOT DER ANTONIAN, F. RAINERI

Reçu le 19 mai 2012.    Accepté le 21 septembre 2012.

MOTS-CLÉS
Médecin traitant, Médecin généraliste, Parcours de soins, Représentation des patientes, Chimiothérapie, Intercure, Gynécologue, Médecin à exercice particulier, Oncologue, Diagnostic, Effets indésirables, Troubles psychoaffectifs

KEYWORDS
General practitioner, Care pathway, Patients’ representations, Chemotherapy, Intercure, Gynecologist, Doctors with particular practice, Oncologist, Diagnosis, Side effects, Psychoaffective disorders

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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