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 ARTICLE VOL 11/4 - 2009  - pp.224-230  - doi:10.1007/s10269-009-1059-8
TITRE
Nutrition artificielle au cours des cancers: les critères de choix

TITLE
Artificial nutrition in cancer patients: decision criteria

RÉSUMÉ

Chez les malades aux fonctions digestives intactes ou peu altérées, la nutrition entérale (NE) est la technique à privilégier par rapport à la nutrition parentérale dont les indications doivent se limiter aux malabsorptions intestinales sévères anatomiques ou fonctionnelles, aux obstructions intestinales aiguës ou chroniques et aux échecs d’une NE bien conduite. Chez les malades porteurs d’un cancer, la NE est réalisable dans la majorité des cas, y compris en cas de radiochimiothérapie, d’atteinte digestive, au cours de la période postopératoire ou en réanimation. Les principales complications généralement avancées pour récuser l’utilisation de la NE, comme la diarrhée ou la pneumopathie d’inhalation, peuvent le plus souvent être évitées par le respect d’une technique rigoureuse. De très nombreuses études ont comparé la NE à la nutrition parentérale dans diverses situations chez des malades aux fonctions digestives normales ou modérément altérées et ont montré sa supériorité en termes de réduction de morbidité notamment infectieuse. Les raisons expliquant cette efficacité de la NE ne sont pas encore toutes connues. Les facteurs explicatifs potentiels sont son caractère plus physiologique (composition en nutriments, utilisation du tube digestif et passage par le système porte), son effet bénéfique sur la trophicité intestinale avec une réduction potentielle de la translocation bactérienne et des défaillances multiviscérales, son effet stimulant sur le syste`me immunitaire ou encore la moindre incidence des complications métaboliques. En particulier, la NE réduit les pics d’hyperglycémie qui ont des conséquences néfastes sur les fonctions immunitaires, augmentent l’incidence des infections et diminuent la survie chez les malades de réanimation. La NE peut certainement encore être optimiseé, notamment par l’élaboration de solutions nutritives spécifiques de certaines pathologies.



ABSTRACT

Enteral nutrition is preferable in patients whose digestive tracts are not significantly affected by disease. Parenteral nutrition should be limited to patients with severe malabsorption due to anatomical or functional disorders, acute or chronic intestinal obstruction, and failure of properly implemented enteral nutrition. Enteral nutrition is possible in the majority of cancer patients, including patients undergoing radio and/or chemotherapy, patients with digestive tract involvement, as well as patients in the postoperative phase and/or in ICU. The main adverse reactions cited for not implementing enteral nutrition, such as diarrhoea and aspiration pneumonia, can often be avoided by using the correct technique. Many studies have compared enteral and parenteral nutrition in different situations involving patients with little or no alteration of digestive function. These studies have proven the superiority of enteral nutrition for reducing morbidity linked in particular to infectious disease. Why enteral nutrition should be so beneficial has yet to be clearly explained. To explain the superiority of enteral nutrition, a number of physiological hypotheses have been proposed, including food composition, absorption rates and the benefit of the portal circulation. The positive impact of enteral nutrition on intestinal integrity with a potential reduction in bacterial translocation and multi-organ failure, the positive effect on the immune system or a lesser rate of metabolic complications are alternative hypotheses. Specifically, enteral nutrition reduces hyperglycaemic peaks that have adverse effects on the immune system, increase the rate of infection and decrease the survival rate of ICU patients. Enteral nutrition can certainly still be improved upon, most notably through the creation of nutritional solutions specific to a certain number of diseases.



AUTEUR(S)
X. HÉBUTERNE, C. BOUTELOUP

Reçu le 9 février 2009.    Accepté le 27 février 2009.

MOTS-CLÉS
Nutrition entérale, Nutrition parentérale, Dénutrition, Cancer

KEYWORDS
Enteral nutrition, Parenteral nutrition, Malnutrition, Cancer

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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