ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Oncologie

1292-3818
La revue francophone de formation en oncologie
Vous êtes sur le site des articles parus entre 2004 et 2015 :
» Accédez aux articles parus depuis 2016 «
 

 ARTICLE VOL 6/4 - 2004  - pp.229-244  - doi:10.1007/s10269-004-0057-0
TITRE
Les progrès dans la lutte contre le cancer en France et dans l’Union européenne

TITLE
Progress in the fight against cancer in France and in the European Union

RÉSUMÉ

Chez les hommes, la mortalité par cancer, en France, à âge égal, a augmenté de 1950 à 1985 mais elle diminue depuis 1985. La mortalité par cancer de l’estomac baisse depuis 1950, ainsi que celle par cancers des voies aérodigestives supérieures depuis 1976 (celle-ci reste néanmoins la plus élevée de l’Union européenne). Depuis 1980, on constate aussi une baisse de la mortalité (mais non de l’incidence) par cancers du côlonrectum et de la prostate chez les hommes. Depuis 1980, ces évolutions favorables ne sont plus contrebalancées par un accroissement de la mortalité par cancer du poumon. En effet, celle-ci s’est stabilisée et tend même à diminuer. Malgré ces progrès, la mortalité par cancer chez l’homme reste l’une des plus élevées dans l’Union européenne.

Chez les femmes, la mortalité par cancer diminue depuis 1970 en raison de la baisse de la mortalité par cancer de l’estomac (comme chez l’homme) et des cancers du col de l’utérus depuis 1960. Il s’y ajoute, comme chez l’homme mais de façon plus marquée, une baisse de la mortalité par cancer du côlonrectum depuis 1975 qui paraît être liée à une amélioration de la qualité des soins. La mortalité par cancer du sein est stable depuis 1985. Cependant, à l’inverse de l’homme, la mortalité par cancer du poumon, qui était très faible, augmente rapidement depuis 1980. Ceci explique que la diminution de la mortalité globale par cancer se soit, chez les femmes, ralentie et soit actuellement moindre que chez les hommes. Néanmoins, la mortalité par cancer chez les femmes en France reste l’une des plus basses de l’Union européenne.

L’analyse des données disponibles et la comparaison avec les autres pays de l’UE permet quelques autres conclusions:

1. plus de la moitié des décès par cancer sont évitables. Il faut renforcer la prévention, notamment la lutte contre le tabac, l’alcool, l’obésité et la sédentarité;

2. la comparaison avec les pays européens montre qu’il faut accroître la proportion de femmes effectuant un dépistage des cancers du sein et du col et améliorer le contrôle de qualité de ces dépistages;

3. il est souhaitable de lancer des nouvelles opérations pilotes sur le dépistage du cancer du côlon-rectum dans d’autres départements;

4. la qualité des traitements, comme le montre l’étude Eurocare, est globalement parmi les meilleures de l’UE. Cependant, il faut veiller à assurer, dans toutes les filières et régions, une même qualité des soins;

5. malgré les efforts qui ont été effectués, l’information du public reste insuffisante car trop souvent des risques minimes sont amplifiés alors que les risques majeurs sont sous-estimés.



ABSTRACT

Among men of similar ages in France, cancer mortality rose from 1950 to 1985, but has decreased since 1985. Mortality from stomach cancer has decreased since 1950, as has that from head and neck cancers since 1976 (these rates nevertheless remain the highest in Europe). Since 1980, there has also been a decrease in mortality from (but not incidence of) colorectal and prostate cancers among men. Since 1980, these favourable developments have no longer been counterbalanced by increased mortality from lung cancer. This latter has stabilised and is even decreasing. Despite this progress, cancer mortality among men remains one of the highest in the European Union.

Among women, cancer mortality has diminished since 1970 due to a decrease in deaths from stomach cancer (as with men) and, since 1960, from cervical cancer. As among men but in a more marked fashion, there has also been a decrease in deaths from colorectal cancer since 1975, which appears to be linked to the improved quality of treatment. Breast cancer mortality has remained stable since 1985. However, unlike with men, mortality from lung cancer, which was very low, has rapidly increased since 1980. This explains why the overall decrease in cancer mortality among women has slowed and is currently less than among men. However, cancer mortality among women in France remains one of the lowest in the European Union. Analysis of available data and comparison with other EU countries allows us to draw some other conclusions:

1. more than half of cancer deaths can be avoided with increased prevention, notably in fighting against tobacco usage, alcohol consumption, obesity and sedentary lifestyles;

2. comparison with other European countries shows that it is necessary to increase the proportion of women screened for breast and cervical cancer and to improve the quality of screening procedures;

3. it is time to launch new pilot projects in other departments to screen for colorectal cancer;

4. treatment quality in France, as shown in the Eurocare study, is overall among the best in the EU. However, it is important to make sure that in all regions and treatment centres the quality of care is of the same value;

5. despite recent efforts, the general public does not receive pertinent information, as all too often minimal risks are amplified, while major risks are underestimated.



AUTEUR(S)
C. HILL

MOTS-CLÉS
Épidémiologie, Tabac, Alcool, Obésité, Dépistage, Prévention, Mortalité par cancer, Incidence, France, Union européenne

KEYWORDS
Epidemiology, Tobacco, Alcohol, Cancer mortality, Obesity, Prevention, Screening, Incidence, France, European Union

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
• Abonné (hors accès direct) : 34.95 €
• Non abonné : 34.95 €
|
|
--> Tous les articles sont dans un format PDF protégé par tatouage 
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (236 Ko)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier